Cameroun : L’Etat veut construire des maisons en terre cuite pour faire face au manque de logement

D’après Jean Claude Mbwentchou, ministre du Développement Urbain et l’Habitat (Minduh), de nouvelles mesures sont prises en matière du choix des matériaux qui seront utilisés pour la construction des logements sociaux au Cameroun. Selon Le Quotidien de l’Economie de ce 24 juillet, cette information est tirée d’une interview accordée à la presse publique en début juillet. Ainsi, l’Etat veut introduire les matériaux locaux dans la construction des logements sociaux. Selon le Minduh, il va s’agir d’une part, de la revue des caractéristiques architecturales et techniques des bâtiments pour les adapter aux normes de l’habitat social. D’autre part, il s’agira de l’application effective des mesures d’allégement fiscale prévu dans le cadre de la loi de 2013 sur l’investissement privé et a loi des finances de 2016, qui accorde des exonérations aussi bien sur les matériaux, matériels et équipement que sur les acquéreurs.

« Nous pouvons déjà annoncer que les coûts des logements produits avec la coopération chinoise et dans le cadre du PLANUT volet habitat, seront très abordables et nettement plus bas que ceux pratiqués sur les 1675 logements d’Olembé et de Banga Bakoko. Une opération de construction de logements sociaux avec l’utilisation des briques en terre (cuite et stabilisée) est programmée dans les tous prochains jours avec la mission de promotion des matériaux locaux (Mipromalo) et permettra de procéder à une analyse comparative des couts avec des matériaux classiques » a-t-il déclaré. Avant d’ajouter : « nous envisageons aussi de mener une réflexion profonde sur le problématique des matériaux de construction avec le Micommerce, le Minfi, le Minimidt, et d’autres acteurs pour non seulement baisser leur coût, mais aussi en augmenter la production. En assurer la qualité ainsi qu’une bonne distribution ».

Le Quotidien de l’Economie fait le constat selon lequel ce type de logement n’attire pas beaucoup les camerounais malgré les nombreux avantages qu’il possède. Selon les spécialistes de ces matériaux, une sensibilisation est nécessaire, « parce que outre, son coût avantageux, la brique de terre cuite est résistante vis-à-vis de l’eau, elle régule parfaitement la température du bâtiment». A Douala, certaines personnes interrogées sur la question sont sceptiques à l’idée de vivre dans une maison construite en briques de terre cuite en agglomération. Le Mindhu, assure que ces montants répondent à des coûts de production et de vente qui dépendent de plusieurs facteurs dont les plus déterminants sont : la disponibilité et les coûts des principaux intrants (assiettes foncières, les matériaux de construction, a technologie utilisée, la subvention des pouvoirs publics, le poids de la fiscalité, la disponibilité de la main d’œuvre qualifiée mais aussi et surtout du rapport entre l’offre et la demande.

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